– Le lieu de l’histoire –

L'immeuble où se déroule l'histoire © Isabelle SIBOUT
L’immeuble où se déroule l’histoire © Isabelle SIBOUT

     Comment optimiser au maximum un espace d’à peine 8 mètres carrés ? Car cette studette a constitué le lieu de vie de notre héroïne durant quatre ans. Depuis, elle l’a revendue et sait qu’elle est louée.  Elle sert donc toujours de lieu d’habitation. À noter que si la surface mesurée selon la loi Carrez est petite, elle est malgré tout compensée par la hauteur sous plafond de presque trois mètres. Du coup, c’est cette surface-là que notre héroïne a exploitée par le biais d’étagères murales montant jusqu’en haut de la pièce. Le lieu est resté dans son état d’origine.

Le palier du 7ème étage © Isabelle SIBOUT
Le palier du 7ème étage © Isabelle SIBOUT

Ainsi, cette grande étagère sur toute la longueur d’un mur, où elle y entreposait livres, cahiers et documents divers, en volume relativement important puisqu’elle écrivait partiellement à domicile : cette longue étagère supportée par de grandes équerres (compte tenu du poids des fournitures de travail) se situe au-dessus d’un coffre-lit (literie pour une personne).

La chambre vue du couloir du 7ème étage © Isabelle SIBOUT
La chambre vue du couloir du 7ème étage © Isabelle SIBOUT

Sur le lit, un matelas avec deux coussins dont les mesures équivalent à la longueur du matelas particulièrement bien rembourré. Ainsi, en cas de couchage supplémentaire, ces deux coussins pouvaient être associés au sol pour constituer un lit d’appoint. 

La literie de la chambre © Isabelle SIBOUT
La literie de la chambre © Isabelle SIBOUT

Sous la literie, un coffre de même longueur (190 cm) et de même largeur  (90 cm), caché par trois portes coulissantes. Celles-ci donnent accès à l’entrepôt de « toutes ces choses qu’on ne saurait voir » : sacs, chaussures, couvertures supplémentaires. À côté du coffre-lit, une chaise à barreaux noire et jaune sert de chevet et de deuxième place assise en cas de visite inopinée pour un repas à partager.

Côté fenêtre, la table-bureau © Isabelle SIBOUT
Côté fenêtre, la table-bureau © Isabelle SIBOUT

Face à l’unique fenêtre donnant sur le parc des Buttes-Chaumont, et faisant dos au coffre-lit, une table constituée d’une planche et de deux tréteaux en hêtre, ainsi qu’une chaise à barreaux. Ce coin sert autant de bureau que d’endroit pour manger.

À gauche du coin-repas, la kitchenette, surplombée d’un petit chauffe-eau. L’essentiel pour y cuisiner s’y trouve : évier, deux plaques électriques, réfrigérateur, mini-four disposé sur une étagère en inox avec vaisselle et torchons, espace rangement sous l’évier. Une étagère est située tout en haut afin d’y entreposer les gros appareils de cuisine de type appareil Wok ou à raclette.

La cuisine équipée vue d'en haut © Isabelle SIBOUT
La cuisine équipée vue d’en haut © Isabelle SIBOUT

On remarquera la table pliante située entre la table de travail-repas et la kitchenette elle-même. Elle est utile lorsque la préparation de la cuisine demandait un peu plus de place ou bien, lorsque la jeune femme alors en plein travail requérait davantage d’espace pour y entreposer ses documents.

La commode et le miroir © Isabelle SIBOUT
La commode et le miroir © Isabelle SIBOUT

L’évier sert aussi pour la toilette au quotidien, car il n’y a pas de salle d’eau dans la studette (ni de toilettes d’ailleurs : elles sont situées sur le palier). Aussi, dans le prolongement de la kitchenette, et subtilement séparé par un caillebotis en bois, de la même couleur que le parquet couvrant tout le sol de cette unique pièce à vivre, un meuble comprenant quatre tiroirs quasi transparents avec les effets nécessaires pour faire la toilette, ainsi que les petits vêtements. 

Dressing et porte d'entrée © Isabelle SIBOUT
Dressing et porte d’entrée © Isabelle SIBOUT

À gauche de ce rangement doté d’un grand miroir mural positionné au-dessus, un dressing caché derrière un voilage dans des tons jaune orangé : derrière, une penderie et des étagères montant jusqu’en haut pour accueillir la garde-robe de la demoiselle. Puis, à gauche de ce dressing, trois patères pour y suspendre manteau ou veste, parapluie et sac.

Enfin, la porte d’entrée. Même celle-ci est exploitée, puisque notre héroïne a pensé y accrocher un escabeau en bois pour pouvoir accéder aux plus grandes hauteurs de la pièce. Sous l’escabeau, l’unique radiateur électrique à brancher à la prise juste à côté.

Le principal atout de cette studette : une belle lumière naturelle, que le jaune clair des murs, relevé par la jaune plus intense des deux chaises, et, par la couleur chêne clair du parquet, des meubles et des étagères. Seule rupture : des touches de noir, comme le couchage, les barreaux des deux chaises et les patères.

Jaune et noir : à l’instar des couleurs de l’abeille…

La fille qui habitait au 7ème étage © Isabelle SIBOUT
La fille qui habitait au 7ème étage © Isabelle SIBOUT

 


 

 

 

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